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This is not a
traditional hobby among diplomats. Stone cutting is not one of those things
that come to your mind after a day of negotiations or a trade agreement
preparatory meeting. However Elim Dutra is not a traditional
diplomat..." I discovered my passion for sculpture while I was preparing
for my diplomatic career. I decided to have both as independent professions.
Dutra does not consider sculpture as a hobby. It is an integral part (consummating)
profession to which he devotes his time and effort whenever possible.
He exhibits his
works in Brazil and abroad, and has his own gallery in Brazil." I may not be always able to devote enough time for sculpture but I work on
weekends and holidays. No one has all the needed time, but I allocate
whatever time possible for artistic work".
Sometimes the
Brazilian diplomat is able to allocate time for his work to concentrate on
his second profession. Last year for instance, the Brazilian Ministry of
External Relations allowed him a holiday to participate in the Aswan
International Symposium of Sculpture with a huge work. However, amidst his
work, he was suddenly recalled for an urgent mission to whom he could only
acquiesce." I went and returned as soon as possible to complete my
sculpture. I had to work every day from 8 am to 8 pm to finish my work. The
sculpture, weighing 19 tons, now stands on a hilltop overlooking the Nile in
an open-air museum in Aswan."
Does he think art
integrates or contradicts with diplomacy? Dutra replies with an artist's
frankness "Diplomacy, as the saying goes, is an art. It is work based on
negotiations and dealing with others. Art is strictly personal. The artistic
piece that you create is at your finger tips; it does not need negotiations
with others to create it in a certain shape. Moreover, art breeds modesty.
Art is our only legacy. Look at Naguib Mahfouz, for instance, he has passed
away but his books remain with us. Art is something strong and
continuous".
The works that Dutra
makes have a strong dramatic effect in spite of a clearly abstract tendency.
Some of them resemble the totems derived from Brazilian heritage, others have
human traits, but all enjoy distinct symmetry similar to the symmetry in
natural formations as well as that of the human body. The assistants, working
with him in Aswan on the huge stone piece, were unable to visualize it except
as a human form. They named it ZAIIM (THE LEADER) in spite of
its being devoid of human features; it appears strong, commanding, and stable
in its opinions and knowing what it wants.
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Lorsqu’on est
mordu d’art et plus spécialement de sculpture, on ne peut que s’y
laisser prendre, tout comme l’appel de la sirène dont on ne peut, en
aucun cas, se soustraire quitte à perdre sa vie. Ils sont des
milliers à travers le monde qui, sans savoir pourquoi, ont consacré leur vie
à l’art. Et il y en a d’autres encore plus nombreux, qui
n’ont pu s’y consacrer entièrement pour diverses raisons et ne
cessent de jongler sur une corde raide pour répondre à leur passion. Est-ce
un mal ?
Il suffit de
discuter avec S. E.M. Elim Dutra , ambassadeur du Brésil au Caire , pour
comprendre que l’art pour lui n’est pas un passe-temps
qu’il pratique à ses temps perdus mais qu’il l’habite, le
remplit de joie de vivre et de surcroît contamine les personnes qui
s’en approchent. Est-ce dû à son pays le Brésil, à la ville
d’Assouan où je l’ai rencontré pour la première fois durant le
Symposium de Sculpture ou encore et tout sûrement au travail du granit ?
Une pierre qui ne ressemble à nulle autre. Celle des rois !
Mais sculpter, dans
de différents matériaux, est une envie gloutonne qu’il mène avec
frénésie comme s’il n’avait rien d’autre à faire dans la
vie. Il le dit lui-même : J’ai toujours eu deux carrières
parfaitement séparées. J’ai fait en sorte que les diplomates ne
m’appellent pas artiste et que les artistes ne fassent pas le
contraire.
D’une
simplicité surprenante,- l’art n’est –il pas ce qui dilue
les différences et les inégalités ?-, il communique une passion et une
spontanéité extraordinaires. Et pourtant son métier est fait de compromis, de
retenue et de sang-froid. Toutefois, paradoxalement, c’est à travers la
sculpture qu’il comprend mieux le monde des hommes. Avec la
sculpture, la vie apparaît comme quelque chose de plus profond, de plus
intéressant ; et ceci m’équilibre et me rend sage en tant que
diplomate, affirme cet homme qui se consacre à la sculpture le soir, les
fins de semaine et durant les vacances. Néanmoins, son énorme sculpture
intitulée Le Boss, Chef de Ttribu ou Patron qu’il a réalisé au
Symposium d’Assouan en 2006 et qui, malheureusement est trop grande
pour figurer lors de cette nouvelle exposition, est une sorte de clin
d’œil ironique qui avec distance relie ses deux mondes en se
moquant de lui-même et des autres. N’est-ce pas là cette sagesse dont
il parle ?
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